Lundi 12 mai 2008
Je reviens donc d’une courte période d’accalmie auvergnate. Je n’ai rien de particulier à signaler, une fois de plus les débats sur le blog ont
été passionné plus que passionnant. Qu’ai-je fait en Auvergne ? J’ai lu : les mémoires de Gérard Filoche, responsable de la LCR devenu depuis camarade socialo, Mai 68 une histoire sans fin.
Bouquin très riche, très documenté, à croiser avec d’autres livres comme Génération, l’histoire de la LCR (J.P Salles) et deux trois tomes sur 68 et les années suivantes. On apprend pas mal de
choses sur les années rouges d’après 68, la manière dont la ligue préparait ses coups, négociait avec ses partenaires… Très intéressant (pour ceux qui le veulent, je l’ai emprunté à la
médiathèque). Question musées, je suis retourné à Roger Quillet, le musée d’art de Clermont et je me suis laissé aller à deux expos sur Mai 68 à Clermont à travers l’œil des photographes. Je me
suis remis à dessiner tout en continuant à gratter un peu mon mémoire. Il faut que je commence à me speeder, il doit être fini dans trois semaines maintenant.
Le coup de gueule des vacances, je le dois à Sarkozy lorsque j’ai vu son discours sur les plages normandes. Petit président se rendait à la cérémonie en l’honneur de l’armistice du 8 mai 1945. Dans son rôle, ce dernier s’est fendu d’un discours terriblement faux historiquement. « La vraie France n'était pas à Vichy, elle n'était pas dans la collaboration". "La vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle, elle avait le visage des résistants »… Sarkozy à malheureusement tord. La vraie France a autant collaboré que résisté, elle fut surtout très attentiste. Attendant sagement, dans le meilleur des cas grommelant une libération que l’on savait venir de l’extérieur. On ne peut que le regretter, mais c’était malheureusement le cas. Trop peu de personnes ont eu le courage de résister, juste assez pour s’en prévaloir quelques dizaines d’années après. J’ai longuement pensé à Lucie Aubrac que le président a cité, elle qui le combat toujours politiquement pour, justement, son usage partial du passé.
A mon avis, il faut rappeler que la majorité des Français n’ont rien fait, qu’ils ont salué le maréchal Pétain et ce quelque soit leur appartenance politique. Il faut justement le reconnaître pour éviter que cela ne se produise de nouveau.
L’histoire…c’est aussi et surtout un sport de combat.

Le coup de gueule des vacances, je le dois à Sarkozy lorsque j’ai vu son discours sur les plages normandes. Petit président se rendait à la cérémonie en l’honneur de l’armistice du 8 mai 1945. Dans son rôle, ce dernier s’est fendu d’un discours terriblement faux historiquement. « La vraie France n'était pas à Vichy, elle n'était pas dans la collaboration". "La vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle, elle avait le visage des résistants »… Sarkozy à malheureusement tord. La vraie France a autant collaboré que résisté, elle fut surtout très attentiste. Attendant sagement, dans le meilleur des cas grommelant une libération que l’on savait venir de l’extérieur. On ne peut que le regretter, mais c’était malheureusement le cas. Trop peu de personnes ont eu le courage de résister, juste assez pour s’en prévaloir quelques dizaines d’années après. J’ai longuement pensé à Lucie Aubrac que le président a cité, elle qui le combat toujours politiquement pour, justement, son usage partial du passé.
A mon avis, il faut rappeler que la majorité des Français n’ont rien fait, qu’ils ont salué le maréchal Pétain et ce quelque soit leur appartenance politique. Il faut justement le reconnaître pour éviter que cela ne se produise de nouveau.
L’histoire…c’est aussi et surtout un sport de combat.

Photos de l'exposition à Clermont.

et la cathédrale qui ne bouge heureusement pas, j'aime bien la photo pour son contraste en l'arbre du vert pour le moins vif et les sombres murs de Clermont (les constructions de la ville sont en pierre volcanique).


et la cathédrale qui ne bouge heureusement pas, j'aime bien la photo pour son contraste en l'arbre du vert pour le moins vif et les sombres murs de Clermont (les constructions de la ville sont en pierre volcanique).

par Jules Aimé
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