le bon mot...

Art 1

Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.

Déclaration de principe du parti socialiste.


la boule magique

pour tes amis...

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Images aléatoires

hi ! guys and girls...

Samedi 12 juillet 2008
Je le savais en signant pour six ans, j’allais devoir faire des mariages. Le fait, républicain s’il en est, ne me traumatisait évidemment pas. Le seul trauma consentit fut le port d’un costume. Cela ne vous étonnera certainement pas, je n’avais jusqu'à il y a encore deux semaines jamais mis un costard ni des « shoes de vieux » de ma vie. Profitant de la période des soldes je me mettais en quête (accompagné de deux trois camarades) d’un costume… Périple inoubliable tant l’idée de me saper en pingouin m’enchantait, 1, 2, 3, 4 boutiques, un compte en banque débité de 150 euros (gloups) mais bon, j’étais à peu près sûr de ne pas dégoutter le couple que j’allais devoir unir (pour le meilleur comme pour le pire…).


Pour un autre reportage photo, il y a le blog de ludo : http://pourquoipaspoitiers.over-blog.fr/article-21111094.html

Le mariage en lui même ne m’inquiétait vraiment pas… en revanche traverser ma ville habillé comme jamais ne me réjouissait pas vraiment. J’était sûr de croiser quelques potes et de devoir répondre à des sollicitations tel que (Jules en costard ! une photo)… Zineb, Clément, les services de la mairie, les autres élus, au moins j’aurais fait rire pas mal de monde. Pour en revenir à mon mandat, le mariage c’est très bien passé, je n’ai pas trop bafouillé, évité de faire une blague vaseuse…

Mais la cérémonie à de quoi impressionner. Comme un cocu de théâtre l’élu se « cache » derrière une porte, la personne en charge du protocole rentre dans la salle, appelle monsieur le maire (oui c’est le protocole), là vous entrez avec un sourire digne d’une pub de dentifrice et pour mon cas sous les éclats de rire. C’est compréhensible. Vous ne savez pas (sauf sur demande) qui va vous marier, donc lorsque l’on entend « monsieur le maire ! » on s’attend à vous Claeys entrer. Lorsqu’il s’agit d’un grand dadet de 22 ans quelque peu engoncé dans un costume qu’il n’a pas l’habitude de porter, ça doit être marrant, surtout que l’émotion et le stress lié au mariage doit vous faire rire à la moindre chose.

A la place de l’élu, la chose est un peu comique, vous avez devant vous selon la famille entre 4 et plus d’une centaine de personnes (un quinzaine pour ma part). Elles ont toutes les yeux grands ouverts, braqués sur vous, j’avais personnellement l’impression que j’allais me faire sauter dessus… C’est marrant. Le mariage en lui-même dure le temps de la lecture des articles 212-213-214-215 du code civil, une phrase « M. X voulez-vous prendre Me Y pour épouse… » et puis voilà.

Ayant la chance de ne célébrer qu’un mariage à la fois, j’ai pu faire visiter les salons de la mairie aux familles, la prise de photo sur le balcon…

Prochaine session de mariage le 6 septembre, avis aux amateurs de sensations fortes ! 


par Jules Aimé publié dans : verbatim d'un jeune élu communauté : Poitiers, la ville qui monte
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Samedi 21 juin 2008

Bon c'était aussi le cas de samedi, de dimanche et de mardi, mais cette fois c'était de le cadre de ma délégation d’élu. Tous les élus référents des Agences, Espaces ou autre Bureau des temps de par le territoire se retrouvaient pour un séminaire à la fois débat et formation à l’Assemblée Nationale.
La députée à l’initiative de la rencontre n’est autre que Catherine Coutelle, qui avant Christine Sarazin et moi était en charge de l’Agence. L’organisation grâce à laquelle tout fut possible est
Tempo-Territorial, une association mise en place par les acteurs des politiques temporelles pour mettre en commun leurs savoirs et pouvoir user d’un nom de lobby.
Après une présentation des actions de Lyon, Rennes et Saint Denis nous avons longuement débattu. Le but était surtout de permettre aux villes souhaitant mettre en place de tels moyens (Brive, La Rochelle, Rouen, Barcelone…) de finir s’informer, d‘échanger des contacts avec d’autres collectivités pour déboucher sur la création de leur propre agence. De surcroît le contexte actuel est concrètement un enjeu temporel. Ouverture des magasins le Dimanche, semaine des quatre jours à l’école, retour annoncé sur les 35h, allongement des annuités au travail… Tout autant de question par fois mal posées, surtout pas le plan de l’impact temporel (les politiques se fixant généralement sur l’élément économique sans chercher plus).
Bref une pleine journée d’échange et de prises de contact qui se clôtura par une visite de l’assemblée assurée par Cat’cat’ puis par le suivi d’une séance de deuxième lecture d’un texte contre le dopage sportif… Tout un programme.


En revanche alors même que nous avons au cours de nos débats évoquer la question de l'ouverture des magasins le dimanche pour laquelle tout le monde temporel est contre, nous nous trouvons face à une manifestation d'un "usine center" marseillais, qui réclame son ouverture le dimanche. Les employés défrayés par les entreprises pour monter sur Paris pour réclamer cette ouverture synnonyme pour d'un meilleur salaire.
Malheureusement la vraie question est celle d'une augmentation des salaires nets. Rien d'autre, travailler le dimanche c'est se mordre la queue en refusant de lutte socialement, le début de la fin en somme.





par Jules Aimé publié dans : verbatim d'un jeune élu
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Mercredi 18 juin 2008


Trois mois que je fixais les plaques disposées dans la salle des échevins... Et bien ça y est les services ont enlevé la dernière d'entre elles pour y graver deux dates et un nom, celle de la fin de la magistrature Santrot et celle ouvrant la voie la mandature d'Alain Clayes... Un nom de plus à retenir.
par Jules Aimé publié dans : verbatim d'un jeune élu communauté : Poitiers, la ville qui monte
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Lundi 16 juin 2008

Je tiens aujourd'hui Mardi, une permanence de 10h à 12h à la mairie annexe de Bellejouanne (rue de la Jeunesse).

par Jules Aimé publié dans : verbatim d'un jeune élu
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Mercredi 11 juin 2008
En guise de verbatim, je vous livre aujourd'hui en résumé ce que j'ai pu rétenir d'un séminaire de "prospective" organisé par Yves Jean dans le cadre de sa délégation. Pendant une journée différents témoins (universitaires, experts, syndicalistes, élus et chef d'entreprises) se sont relayé devant des élus et des agents de la collectivité pour nous présenter ce que sera ou ce que devrait être l'économie locale de demain et surtout quelle place devrait jouer les collectivités.

Développement économique local

Olivier, Bouba-Olga,

1. Pour mettre en place une action de politique économique, il faut la resituer dans un cadre global.

Avoir un niveau de vie élevé pour les habitants, s’assurer de sa croissance, le connaître pour mieux l’améliorer. (il s’agit d’établir un indicateur de revenu par habitant).
La base du « bonheur » économique du citoyen, condition de travail, temps de travail, espérance de vie, sont autant d’indicateur permettant de connaître un territoire, ils sont autrement plus complémentaires que le seul PIB.

Le suivi de ces indicateurs permet de cibler l’action en fonction des résultats obtenus. Cela permet aussi d’évaluer les politiques publiques.

2. Les logiques du développement économique local.

Pour créer des richesses, la base résidentielle est plus importante que la production marchande. À Poitiers, les logiques dominantes sont justement résidentielle ou sociale.

Pour l’économie résidentielle, l’impact de la CAP et du CHU (en tant qu’employeurs) est très important, les revenus injectés sur le territoire cumulé au poids salarial font que l’on arrive à 500 millions d’euros par an soit 5x plus que le Futuroscope.

Il faut systématiser ces calculs, ces évaluations pour indexer les actions publiques, en faire bénéficier les PME.

3. Attirer les créatifs.

Attirer les créateurs de richesse ? Ce n’est peut-être pas le plus important, ainsi la majorité des « créatifs » sont nés ou ont fait leurs études dans la ville de leur entreprise à hauteur de 80% en moyenne en Europe. Nous n’avons pas de résultat sur Poitiers. L’inertie des « cadres » s’explique par la volonté de se construire dans un environnement connu.
Il est ainsi plus facile de faire rester les créatifs sur un territoire que d’essayer de les attirer.

4. L’impératif d’innovation.

∑ Discours dominant : favoriser l’innovation technologique de hautes technologies, nano, pharma, aéro…
∑ Il ne faut cependant pas oublier les autres formes d’innovations notamment les organisations des PME…
∑ Tous les autres secteurs économiques ont des hautes technologies.
∑ Eviter le cloisonnement économique pour les zones plutôt pauvres comme le Poitou-Charentes.

Le lien entre l’université de Poitiers et les entreprises locales est proportionnellement le second plus important du pays (derrière Paris) avec près de 250 contrats par an. Le mythe de l’université renfermée sur elle même n’est donc pas une réalité.


L’enchaînement à retenir : objectifs => stratégies => moyens de la stratégie. Le tout dans un cadre local d’analyse, de manière perpétuelle, et ce en partenariat avec les recherches notamment en sciences-sociales.

Dominique Royoux

« Portrait de territoire ». L’agglomération de Poitiers (30km autour de Poitiers) c’est 100000 emplois, 70000 sur la CAP. Une augmentation de 11% d’emplois sur les dix dernières années surtout dans le domaine des services et du commerce s’est fait sentir. Elle est polarisée sur la CAP.
3/4 des établissements ont moins de 10 salariés, cela implique un développement des partenariats et un appui organisationnel.
50% des fonctionnaires sont sous l’égide de l’état, 25% pour le CHU, 25% pour les collectivités locales.

Le basin d’emploi de Poitiers est plutôt pauvre, 2/3 des emplois sont occupés par des employés et des ouvriers. La place de l’emploi partiel est très importante, surtout pour les femmes. Pour les jeunes, la situation est comparable à ce que l’on trouve dans la région.

Les points fort de la CAP sont les compétences en matière de transport et de mobilité, les biotechnologies, le numérique, le pôle logistique du grand-ouest, le pôle d’éco-industrie du Poitou-Charentes, l’émergence du pôle des sciences de l’ingénieur et l’ingénierie de la connaissance, le pôle des savoirs.
Ces pôles s’appuient largement sur l’Université de Poitiers. Les effectifs en master et en doctorat sont en augmentation (à l’inverse des licences).   

La place des employeurs

La CAP fut l’un des territoires les plus créatifs en terme de groupement d’employeur.

- Le statut du salarié est de plus en plus précaire. Ainsi le taux de chômage ne veut plus rien dire (un temps partiel n’est plus chômeur sans pour autant pouvoir vivre sainement). L’indicateur de l’emploi est né avec le CDI, aujourd’hui presque disparu il faut trouver un nouvel indicateur notamment autour du bonheur.

- On passe d’une mobilité verticale au sein de l’entreprise (ouvrier à cadre par exemple), à une mobilité horizontale au sein de différents employeurs, cela remet donc en cause la notion de « carrière ».

- L’insertion ne se fait plus uniquement par l’emploi, le prix de l’essence devient ainsi profondément marquant dans le salaire d’un employé, on regarde son emploi par rapport au pouvoir d’achat.

- Au début du siècle, on avait 500000h de vie dont 100000 heures de loisirs. Aujourd’hui nous avons 700000h avec 300000h de temps libre. Cela change le quotidien, le rapport au travail, le rapport au loisir.

- Les politiques d’emplois sont très complexes, elles s’enchevêtrent, se cumulent…tout est à repenser.

- On bascule d’une économie d’industrie à une économie de haute technologie. C’est la fin de la société industrielle.

- Le renouvellement des actifs va poser question avec la disparition des baby-boomers du marché de l’emploi.

- L’emploi va devenir la question majeure du futur, des concurrences fortes entre les territoires pour répondre aux demandes d’emplois vont se mettre en place, Poitiers devra relever le défi.

Les relations entre les employeurs et les opérateurs sont éphémères et superficielles. Ainsi nombre d’entreprises ont du mal à répondre à l’offre proposée.
Les besoins des employeurs ne sont pas connus par les organismes publics. Il y a un manque dans l’accompagnement du nouveau salarié, comme de l’entreprise qui va employer. Ainsi le manque d’anticipation des conjonctures de l’emploi nuisent au développement de ce dernier. Demain c’est peut-être plus l’accompagnement de l’entreprise que de l’employé qui va prévaloir. Après avoir maltraitée l’emploi, les entreprises se retrouvent un peu paumées et n’arrivent plus à déterminer une ligne directrice, il faut rétablir le liens entre les décideurs publics et les entreprises.
Il faut décloisonner les opérateurs en prenant compte de la demande d’accompagnement des employeurs.

James Renaud, Quelle articulation entre emploi local et politique de formation ?

Certains secteurs d’emplois vont prochainement bouleverser leur bassin d’emploi.

Les enjeux : le plus important est le changement de la main d’œuvre des entreprises. C’est la première fois depuis 30 ans que cette évolution se fait sentir dans tous les secteurs d’activité. Le bassin d’emploi de Poitiers réclament 4500 personnes, 63% des chefs d’entreprises pensent que le recrutement va être difficile. Autre enjeu, tout aussi fort, le développement de la précarité. L’organisation sociale dans le travail à complètement changée, le passage par la précarité est devenu presque obligatoire même si le regarde les personnes très qualifiées.
L’organisation par des groupements d’employeurs peut être une solution pour mettre autour d’une table les différents acteurs économiques.

Dans les prochaines années, les collectivités locales vont devoir se saisir de la « problématique chômage ». C’est une réelle opportunité à saisir. 4 millions de personnes ont changé d’emploi en 2007, seul 1 million l’a fait grâce à l’ANPE.

La veille et la prospective devront être au cœur de l’analyse qui viendra. En parallèle de ces recherches, il faut redescendre dans les entreprises pour toucher au réel.

Catherine Coutelle, retour sur la politique économique communautaire.

La taxe professionnelle unique. La TPU fut l’élément moteur de la cohésion de la CAP. La spécialisation du territoire avec de grandes zones économiques dédiées. La CAP est ainsi devenu un acteur économique de plein droit. La présence sur le terrain a permis de répondre à des attentes qui n’étaient pas prévues. Le travail avec les entreprises à commencer par un côté pratique : aménagement des zones, éclairage public, signalétique… Après cela, une fois la confiance établie, les collectivités ont pu intervenir, sur l’emploi, la formation, l’économie.
Les relations sont à continuer, à améliorer. Il y a aujourd’hui trois associations d’entreprises, CAP au sud, temps modernes et Portes du Futur.
L’université de Poitiers contrairement à l’idée reçue est très ouverte sur l’entreprise. Problème,les formations ne sont peut-être pas assez complètes (ex : le niveau d’Anglais des Poitevins…) ou en adéquation avec ce que recherche les entreprises.  
La CAP a peut-être été un peu frileuse sur les aides aux entreprises. La CAP n’en a peut-être pas les moyens, c’est pour cela que l’Agence des Temps peut entrer en action, en conciliant emploi, vie de l’entreprise et vie familiale (sans compter les loisirs) on peut présenter aux employeurs un niveau de vie de leurs salariés à même de compenser les manques dus à la petite taille de l’agglomération.

L’importance de l’informel entre les élus et les employeurs, l’importance de l’innovation perpétuelle, celui de la formation. Il faut savoir mettre en avant au travers de réunions la qualité de vie des salariés devant les employeurs ?

Didier Moreau – industrie de la connaissance.

Exigence des savoirs, mise en place d’un conseil scientifique et culturelle, innovation scientifique, niveau des équipements, tels sont les méthodes pour mettre en place des centres de la connaissance.
Sous forme d’une volonté de vulgariser la science, on permet aussi de développer la formation continue.                               
L’industrie de la connaissance avec des liens entre l’université, le cndp, le cned, le pres… est l’une des richesses de la ville.

La performance globale de l’entreprise : Economique, social, écologique et sociétal.

o Projette dans l’avenir et bâti les stratégies.
o Fait participer les salariés à sa construction et à ses processus de décision.
o La DRH devient un domaine stratégique.
o Développe le dialogue entre les différentes parties.
o Fonde ses relations client sur une éthique et durable.
o Mettre l’innovation au cœur de sa stratégie.
o Respecte son environnement.
o Préoccupation de la société civile.





par Jules Aimé publié dans : verbatim d'un jeune élu communauté : Poitiers, la ville qui monte
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