
Mon mémoire était depuis deux semaines entre les mains de mon jury. Ce matin, de bonne heure et de bonne je suis allé passer mon oral. 60 min de soutenance, d'un
débat ouvert sur mon sujet, les enjeux en cours, mon avenir aussi... Tout un programme. J'en ressors avec une mention très bien, un 17 à l'écrit un 17 à l'oral et surtout des encouragements vers
une thèse. Bon le chemin est encore un peu loin mais il va falloir que je commence à me poser des questions.
Je tenais à dire un grand merci aux étudiants qui bloquèrent la fac en 1970 et en 1971 sans qui je n'aurais jamais pu réussir mon M1. Merci aussi aux forces de l'ordre, très présentes au cours
des événements et que je ne saurais oublier, une pensée particulière pour les penseurs du campus qui eurent la brillante idée de laisser l'équivalent d'une autoroute au milieu du domaine et ce
sans aucuns aménagements à la rentrée... : )
Je garde le même sujet pour mon M2, il sera cependant plus approfondi notamment à l'aide des nombreux témoignages que je souhaite recueillir.
J’ai perdu un kilo…
Enfin, quatre pour être exact. Ce matin, à la reprographie de l’Hôtel Fumé j’ai achevé un travail d’un an. Un an de recherches, un an de lectures, des questionnements, d’interviews, de débats et
de positionnements historiographiques. Mais ça, y est mon mémoire de master1 est bien bouclé. 990 g pièce, 160 pages toutes rondes (102 de mémoire brut, 16 de méthodologie-historiographie, 20
d’annexes et par conséquent 12 de bibliographie) 47032 signes, une carte, quelques photos…Le tout effectué dans une situation un peu particulière, celle d’un surveillant, conseiller
municipal depuis trois mois et engagé pendant une campagne politique haletante. Loin de me plaindre, je suis surtout soulagé d’avoir su concilier les trois pour pouvoir souffler un peu
désormais.
L’année prochaine je continu (je n’ai fait que la première partie de l’objet). Je vais en tirer quelques autres pour les faire tourner auprès de ceux qui le veulent, sinon je le publierai sous
forme de saga de l’été du blog… Entre deux randos avec des enfants, je trouverai bien le temps de poser ça et là deux trois chapitres.
Hormis ça, cet achèvement est aussi synonyme d’une activité nouvelle sur le blog, actualité locale, politique nationale (réformes de l’enseignement, situation au ps)…
Bon courage à ceux qui passent le bac quand même, (genre mon frangin) ceux qui n'ont pas été contaminé par le blogger enragé que je semle être...
Voici l'article de la Nouvelle République du jour (22/04/08).
La
possible affectation à l'université de Poitiers comme professeur d'histoire du droit de Benoît Fleury, ancien dirigeant d'un groupuscule étudiant d'extrême droite, avait suscité des inquiétudes.
Le président de la République vient d'officialiser sa nomination pour le 1er septembre.
Doit-on juger un homme au regard d'une partie de son existence et le vouer éternellement aux gémonies? Peut-on décréter, au nom de la liberté, qu'un homme ne
pourrait enseigner sa discipline, le droit, au motif qu'il fut par le passé, un militant radical et nationaliste parfois violent? Ces questions ont agité, fin février et début mars derniers, une
partie de la communauté universitaire poitevine.
A tel point que la présidence de l'université, dans une motion, puis une lettre ouverte adressée au président de la République, devait demander à ce dernier de ne pas nommer Benoît Fleury, 31
ans, admis brillamment major au concours de l'agrégation de l'histoire du droit, au poste de professeur d'histoire du droit à la rentrée prochaine à Poitiers.
Manifestations et pétitions devaient alors se succéder pour dire non à la venue de cet ancien (et dernier) président du GUD (Groupe Union Défense) des années 1995 à 2000.
Arrivée au 1er septembre
Malgré toute cette agitation, le chef de l'État, en vertu d'un pouvoir discrétionnaire qui est le sien en la matière, vient par un décret en date du 17 avril et publié le 19 au « Journal officiel
» de nommer officiellement Benoît Fleury à Poitiers, « à compter du 1er septembre 2008 ».
De quoi peut-être raviver colères et inquiétudes du côté de ceux qui voyaient dans cette arrivée la «menace fasciste» planer sur la vénérable université poitevine. Même si, au fil de ses
déclarations, le principal intéressé devait se déjuger et renier publiquement ses engagements passés, demandant à être jugé sur pièce.
Dans une interview exclusive accordée à la NR le 1er mars dernier, Benoît Fleury ajoutait :« Je demande à être jugé sur mon enseignement et non sur des faits vieux de dix ans
».
(1) Organisation de l'ultra droite étudiante, le Groupe Union Défense naquit en octobre 1968 suite à la dissolution d'une organisation xénophobe et antisémite :
Occident. Le GUD fut très présent sur les campus dans les années soixante-dix au début des années deux mille (date de sa dissolution) se caractérisant par un usage permanent de la violence de
groupe.
J.-M. G
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